30 décembre 2015

Marguerite Gatignol "de Gaine d'Espinchal" (63)

 

Marguerite Gatignol "de Gaine d'Espinchal"

Diaporama sur Marguerite Gatignol dite "La Margarita de Gaine d'Espinchal"

-photos de Violoc

Enregistrements :

-       "Bourrée de la Marguerite d'Espinchal"

Cd : Alfred Mouret d'Augère-BasseSaintDonat (63)

http://patrimoine-oral.org/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=20696&fonds=4&cid=61

-"entrevista" d'un habitant d'Espinchal (63) au sujet d'un couple de Violonaires de la commune (par Violoc)

-récit d'Henri Tournadre et bourrée chantée "Fasiá petar los pès la limanhiera" + Bourrée d'Olivier Durif

http://patrimoine-oral.org/dyn/portal/index.seam?page=alo&aloId=20670&fonds=4&cid=65      

-"Fasiá petar los pès la limanhiera" jouée par Joseph Perrier (enregistrement : René Limousin)

  

 

 

"Nascuda de Marguerite Gathinoille a Gaine de La Godivela"

M

 

 

Vias/Violonaires 5 (a) : Marguerite Gatignol (de Gaine d'Espinchal)

 

          "Née le 14 octobre 1847 à La Godivelle (63) Marguerite Gatignol est sans doute la plus célèbre instrumentiste de violon, connue universellement des violoneux de la Limagne aux rives de la Dordogne et au Cézallier. Son statut singulier, dans un monde où le ménétrier ne saurait être une femme sous peine d’être « de mauvaise vie », lui confère une place particulière dans le paysage du violon traditionnel auvergnat. Probablement dotée d’une forte personnalité, elle aurait choisi de jouer « la routine » après des études de musique classique et de gagner sa vie dans les bals. On peut penser que la proximité de la foire de Brion ou elle jouait souvent, point de convergence de toute l’Auvergne, a favorisé une célébrité que sa musique ne devait pas dementir.

«  J’étais tout petit,…mais quand j’ai vu que le musicien avait des culottes !!! » se souvenait Jean Geneix (1879-1956) grand violoneux de St Pierre-Colamine (63) de la génération suivante. La vie personnelle de Marguerite Gatignol semble avoir été plus fragile.

 

Le célibat semble l’avoir accompagné toute sa vie même si une des bourrées qui lui est attribuée « Ço que mai m’agrada, qu'es los garçons ! » voudrait donner l’image d’une femme émancipée qu’elle a peut-être été, eu égard à sa pratique artistique marginale. Sa fin de vie aux alentours des années 1920 à l’hôpital d’aliénés de La Celette en Corrèze, sans qu’on puisse savoir encore aujourd’hui si elle y était juste recueillie ou internée, vient souligner le mystère et la curiosité entretenue aujourd’hui encore autour du destin singulier de Marguerite Gatignol."(Olivier Durif/Jean Claude Rieu)

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"Ço que mai m’agrada, qu'es los garçons !" 

Modillons de l'Église de La Godivelle 

Départ de la Godivelle (pas de "Benvenguda" en occitan ; la langue habituelle des Cézalliens de l'époque des bals de Violonaires (Violonairas) :(

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Le bourg s'est "conhat" entre le lac d'en haut d'origine volcanique et le lac d'en bas d'origine glacière.

Un circuit de 4h (petite route, puis à travers prés, le bourg d'Espinchal et le Gr 30 "Tour du Cézallier"pour revenir à La Godivelle) qui est très dépaysant (Alpes, Colorado, Mongolie..? :)

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P5050007Un an après (14/10/1847) arrive la Marguerite pêut-être à Gaine qui est un village (hameau) de la Godivelle.

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Je laisse La Godivelle cougné à l'abris du vent entre ses deux lacs.

 

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Le lac glaciére d'en bas

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Une cabane de bergers avec ses deux arbres rescapés et la ferme-Buron au loin…

et peu de Salers avant l'Estive

P5050020"On the road again"

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 Tiens ! des êtres vivants et "un pauc de nevia" (neige)

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Dans la réserve des Sagnes (Oc : sanhas ; paturages tourbeux),

 les chevaux attendent leurs indiens 

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Le Sancy au Nord et une crête punk d'un boisement en timbre poste récent.

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Le buron abandonné de la Montagnoune (petite Montagne) avant la descente sur Espinchal.

 

"Lorsque vous irez sur le Cézallier, faites cette expérience : prenez un des nombreux chemins du cœur du plateau, autour de la Godivelle par exemple. Sortez des sentiers battus et asseyez-vous derrière une butte (une dune, une vague ou un sein, au choix !). Et là, contemplez ce qui s’offre à vous, écoutez les mélodies et respirez. Vous aurez alors la même sensation que lorsque l’on contemple la mer. Le temps s’arrête, on écoute et on regarde à l’horizon, on s’enivre de mille émotions. Les vallons se transforment en vagues qui nous transportent ailleurs et nous bercent. Toutes ces sensations sont captées par les autochtones et les touristes, qui se sentent bien, en sécurité, au calme et libre, dans un environnement pur. Beaucoup disent que lorsqu’ils viennent ici, tous leurs soucis disparaissent, et qu’il leur est ainsi très difficile de repartir…"

"Certains comparent le Cézallier au Far West, à la Mongolie, à la Pampa, ou encore aux Causses ou aux Vosges. Mais au final, le Cézallier reste pour la majorité des personnes interrogées un endroit unique, à propos duquel les amoureux ont du mal à trouver les mots pour le décrire. Il s’agit d’un désert qui nous transperce d’émotions et qui dégage une puissance impalpable, surnaturelle. Mais ce désert est humanisé, arpenté par des vaches, accueillant et où il fait bon vivre."

Julien Leblay

Le Cézallier, entre terre et ciel...

http://j.leblay.free.fr/cez-index.html

 

Vias/Violonaires 5 (b) : Marguerite Gatignol (de Gaine d'Espinchal)

 

 Arrivé au buron de la Montagnoune et pour mon apéritif, je joue la

"Bourrée de la Marguerite d'Espinchal" à Alfred Mouret  
 et
"Fasiá petar los pès la Limanhiera" jouée par Joseph Perrier . 

 

Escotatz aquí los Violonaires : 

https://dl.dropboxusercontent.com/u/91340114/%20B3%20Marguerite.MP3

P5050037 Le village de Gaine est derrière moi sur l'autre versant.

En s'approchant des villages, on retrouve la végétation (bois et fleurs) que j'apprécie

 P5050050en davalant vers Espinchal bien à l'abri, dans son nid de verdure. 

P5050058 Le bourg actuel dans les couleurs -souvenirs des violonaires 

Sur le monument au mort d'Espinchal, au milieu de ses camarades  (qui malheureusement n'ont plus eu l'occasion de danser au son du violon),

 P5050064on trouve la photo de Frédéric Gatignol, un parent peut-être de la Marguerite.

 

P5050078 Vue de Gaine (sur le GR 30), "enjucada" sur le "suquet"
 P5050071Ancien bâtiment détruit dans le village (hameau) de Gaine (de La Godivelle mais sur le versant d'Espinchal)

 

P5050077 copy la maison étable de Gaine (ancienne demeure de Marguerite ?)

Je suis toujours sous le regard du Sancy au Nord

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et près des volcans en sommeil… 

P5050079Je davale ensuite vers La Godivelle, en longeant  

P5050083 le lac volcanique du haut (pour ceux qui n'ont pas suivi, celui du bas est d'origine glacière ;)

P5050085La Godivelle et sa plus grande fontaine du Puy de Dôme 

P5070195En voiture, je rejoins Brion repérable de loin, par sa motte féodale.

 

P5070205On est bien ici tout seul, près des  Grands Manitous, dans les cieux :)

 

  

P5070200"I a daus Abeuradors" ; le problème, c'est la descente un peu alcoolisée ;) 

667_001"La Feira d'un còp era d'a Brion que la Margarita l'i fasia petar los pès daus dançaires emb son violon" (La Limagne commence dans la vallée)

Elle se retirera à la Cellette de Monestier-Merlines (19) juquà sa mort (vers 1920).

cartes-postales-LA-CELETTE-Asile-de-La-Celette-EYGURANDE-19340-19-19080013-maxiAdieu Margarita, la Violonaira,

partie vers les grandes praires éternelles y mettre un peu d'ambiance…

 

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Ivon

 
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